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Pourquoi avoir créé un comité de soutien
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Compte-rendu d’entretiens tenus avec M.U. et K.S.
Interloqué par des propos entendus lors d’une discussion tenue le 9 décembre 2006 à Moorea, M.U., agriculteur à Paopao, s’en ouvre quelques jours après à un ami journaliste qui en informe immédiatement Philippe Couraud. Celui-ci sollicite alors un entretien auprès des deux personnes concernées.
18 décembre 2006 – Entretien avec M.U. M.U. raconte à Philippe Couraud que le samedi 9 décembre, lors de la préparation d’une soirée par leur groupe religieux, K.S. lui a fait part, ainsi qu’à une autre personne présente, de propos que son cousin Tino Mara aurait tenu en sa présence, à propos de son implication dans l’assassinat de Jean-Pascal Couraud. Se confiant à sa tante, mère de K.S., en présence de celui-ci, Tino Mara aurait reconnu avoir assisté à l’assassinat de JPK par noyade après immersions successives et refus de JPK de révéler où seraient cachés des dossiers. Selon K.S., Tino Mara déclarerait qu’il n’a pas participé directement à l’assassinat, son rôle se limitant à bord de la baleinière, à transmettre les directives données par téléphone par Rere Puputauki. Il confirmerait que JPK ayant été remonté inanimé, l’ordre avait été donné de lâcher le corps. Il donne les noms de Tutu Manate, Hauata et Parau, comme étant ceux qui étaient présents avec lui dans la baleinière et qui sont les acteurs directs de l’assassinat de JPK. Il dit avoir besoin de se libérer de ce poids.
21 décembre 2006 – Entretien avec K.S. Philippe Couraud rencontre K.S. qui reconnaît rencontrer régulièrement M.U.. Toutefois, il nie avoir tenu les propos relatifs aux confidences de Tino Mara, tels que les rapportent M.U.. K.S. confirme qu’il est un cousin proche de Tino Mara, par sa mère, et confirme avoir rencontré Tino Mara de temps à autres. K.S. indique par ailleurs qu’il connaît bien le GIP pour avoir participé à sa mise en place au sein de la Direction de l’équipement. Il conseille à Philippe Couraud de poursuivre ses investigations car il pense possible l’implication du GIP dans la disparition de JPK ; il cite Tino Mara et Tutu Manate comme faisant probablement partie de l’équipe ayant commis l’assassinat. Il parle de la femme de Tutu Manate, très proche de la femme de Vetea Guilloux et de l’ex-femme de Tino Mara, Rebecca Ortas. Ils pensent qu’elles seraient susceptibles de donner des informations utiles. Tutu Manate se serait confié à sa femme. Celle-ci en aurait parlé à la femme de Vetea Guilloux. C’est probablement de cette manière que Vetea Guilloux a été informé de l’histoire qu’il a par la suite raconté, la modifiant quelque peu et s’impliquant lui même davantage pour lui donner plus de véracité. K.S. explique avoir été lui-même extrêmement surpris de voir la mère de Tino Mara se faire construire une maison neuve avec des matériaux de prix très élevé. Il pense que cela pourrait avoir constitué un dédommagement des services rendus par Tino Mara.
27 décembre 2006 – Deuxième entretien avec M.U. Philippe Couraud rencontre à nouveau M.U.. Il est surpris du fait que K.S. n’ait pas confirmé les propos qu’il avait tenu quant aux confidences de Tino Mara concernant sa participation à l’assassinat de JPK. Il dit très bien se souvenir des propos tenus par K.S. et qu’aucune confusion n’est possible. Il dit qu’une autre personne que lui a entendu les mêmes propos tenus ce jour là par K.S.. |