Dernier communiqué (14/01/2011)

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Tahiti le 14 janvier 2011

Chers amis,

J’ai le plaisir de vous transmettre ci-après un communiqué du Comité de soutien donnant un aperçu du dossier et de son évolution sur les six derniers mois. Ce communiqué est d’autant plus nécessaire que des informations inexactes incomplètes, inexactes et partisanes ont été diffusées ces derniers jours par plusieurs media.

Le bureau du comité remercie chaleureusement tous les membres et sympathisants qui ont continuer à manifester leur soutien, notamment depuis notre dernière assemblée générale d’avril 2010..

Nous vous souhaitons à tous une bonne et heureuse année 2011 !!

Le bureau

 

 

En ce début d’année 2011, face à des informations confuses, souvent très incomplètes, voire totalement inexactes, diffusées par certains media, le comité de soutien souhaite apporter quelques précisions sur la situation réelle du dossier d’enquête.

 

Depuis le milieu d’année 2010, avec l’aide des avocats William Bourdon et James Lau, les parties civiles ont suivi de façon très précise l’évolution de l’enquête et ont participé à certains actes d’instruction, certains témoins ayant été entendus en présence des avocats des parties civiles.

A ce stade, les témoignages et documents qui continuent à être recueillis dans le cadre de l’enquête permettent d’envisager l’identification des responsables, exécutants et donneurs d’ordre, de l’assassinat de Jean-pascal COURAUD. De fortes présomptions vont évidemment en direction de différentes personnes qui à l’époque travaillaient plus ou moins directement sous l’autorité du président du gouvernement de Polynésie française, Monsieur Gaston Flosse.

L’implication des services de l’état (notamment la DGSE) dans la création et le fonctionnement du service d’études et documentation (SED), est clairement établie aujourd’hui, avec un objectif avoué de surveillance des opposants politiques du président du gouvernement de la Polynésie. L ’échange d’informations entre le SED et certains services de l’état basés à Paris et en Polynésie française est mentionné.

Par ailleurs, les conditions dans lesquelles a été mise en place une filature de Jean-Pascal Couraud, cible prioritaire du SED au moment de sa disparition, ont été précisées.

Nous avons appris que le juge s’est vu opposé à nouveau un refus de lever le secret défense sur certaines pièces utiles à l’enquête. Il s’agit d’un rapport saisi chez le capitaine Bernard Coquart, agent de la DGSE, qui faisait partie de l’entourage du président de la république, et qui aurait rédigé ce rapport (très probablement en 2001, en pleine période de cohabitation) afin notamment d’informer l’Elysée du travail réalisé par la DGSE à propos d’un compte qui aurait été ouvert au nom de Jacques Chirac dans une banque japonaise. Le refus de verser ce rapport dans le dossier d’instruction suscite naturellement de nombreuses questions quant à son contenu, d’autant plus qu’il est quasiment certain que des agents de la DGSE avaient été informé des conditions dans lesquelles Jean-Pascal Couraud avait disparu 3 ans auparavant.

L’enquête se poursuit encore actuellement avec des auditions et des investigations qui confortent progressivement l’hypothèse criminelle et permettent de mieux comprendre la chaîne des responsabilités. L’existence et l’identification du mobile se dessinent.

Dans l’immédiat, il est difficile de prévoir néanmoins à quelle date l’instruction se conclura, compte tenu notamment des différentes auditions  prévues au cours des prochaines semaines.