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Pourquoi avoir créé un comité de soutien
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A propos de Jean-Pascal Couraud
Une nuit de décembre, Jean-Pascal a disparu. Au petit matin, un ciel en deuil pleurait une pluie fine, je m’ en souviens. Jean- Pascal n’ est jamais revenu. Pendant sept ans une molle justice fit mine d’ éclaircir le mystère. Puis de l’ Assemblée du Peuple montèrent des voix indignées : Jean- Pascal aurait été assassiné. Du Palais de l’ Injustice filtra très vite le sourd murmure d’ un homme encagoulé, terrorisé, accusé d’ avoir parlé . Menteur, dit. le Juge. Cette vérité n’ est pas la bonne . L’ homme fut mis à l’ ombre. Au dessus de la maison familiale le ciel reprit le deuil. On boucha les oreilles des enfants effrayés. La clameur du scandale, l’ horreur des détails, entraient par les portes et fenêtres. Enfin l’ écho d’ une fervente prière s’ éleva d’ une vallée, accompagnant l’ âme du disparu. Elle berça les enfants. Certains jours, en regardant la mer, je vois scintiller dans ses reflets le visage de mon frère. Dans une trouée de lumière, il surgit de ma mémoire. Nous tous, famille, amis, savons aujourd’hui plus encore à quel point nous devons continuer le combat pour la vérité, quel qu’ en soit le prix. Et nous avons besoin de l’ aide honnête, sincère et sans réserves de ceux qui la détiennent. Sylvie Couraud |