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Il y a vingt ans, une perquisition nocturne était effectuée aux Nouvelles afin d'y saisir un numéro spécial intitulé "Le règne calamiteux de Gaston Flosse"

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30 juin 2007

 

Depuis ses premiers combats journalistiques et juridiques menés lorsqu’il était rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti de 1986 à 1988, Jean-Pascal Couraud était toujours resté très bien informé de nombreux détails de la vie politique polynésienne, particulièrement pour ce qui pouvait concerner la personne de Gaston Flosse qu’il avait déjà fait condamner pour ingérence à la fin des années 80 avant que le jugement ne soit finalement cassé. 

Jean-Pascal Couraud a eu pendant plus de dix ans d’étroites relations de travail avec divers avocats, à la fois pour se défendre contre les plaintes en diffamation dont il était l’objet mais aussi pour monter des dossiers juridiques visant à dénoncer les irrégularités commises par les équipes au pouvoir. Estimant parfois les collectivités et hommes politiques avec qui il travaillait trop timorés, Jean-Pascal Couraud n’hésitait pas à s’engager lui-même dans des plaintes juridiques déposées en son nom.  Dans les années 1996-1997, au moment de sa disparition, il travaillait étroitement sur plusieurs dossiers sensibles avec un des rares avocat du barreau de Papeete à qui étaient confiées les affaires impliquant Gaston Flosse.

 En février 2007, cet avocat a fourni à la famille de Jean-Pascal Couraud quelques détails sur ces dossiers sensibles. Il cite en particulier les informations relatives à des traces, dans la comptabilité d’une entreprise polynésienne, de transferts financiers vers un compte bancaire ouvert au nom de J. Chirac au Japon. Il avait rédigé une fiche sur cette affaire. Jean-Pascal Couraud disposait de ce document.

 Ce même avocat indique qu’à la même époque, qu’il qualifie de « très chaude », il avait cédé à de très fortes pressions et avait cessé son travail sur ces dossiers.  Par contre, Jean-Pascal Couraud inquiétait sérieusement car il était considéré comme incontrôlable. Il disposait de ces mêmes informations, cela se savait, et il aurait pu les utiliser à un moment ou à un autre.

 Cet avocat, entendu  dans le cadre de l’enquête dans le courant du mois de juin 2007 à la demande de la famille de Jean-Pascal Couraud, a confirmé l’essentiel de ses déclarations devant le juge d’instruction