L'affaire Vetea Guilloux

Accueil L'affaire Vetea Guilloux Biographie La création du comité de soutien Dernières informations Lettre au juges d’Huy et Pons (28 août 2007) Album photo Contactez-nous Impressions

 

 

 Accueil                                          

Il y a vingt ans, une perquisition nocturne était effectuée aux Nouvelles afin d'y saisir un numéro spécial intitulé "Le règne calamiteux de Gaston Flosse"

Vous souhaitez nous soutenir

Pourquoi avoir créé un comité de soutien

 

DÉROULEMENT DES EVENEMENTS AYANT CONDUIT A LA CRÉATION DE CE COMITE DE SOUTIEN

 

Les premières révélations de Vetea Guilloux rapportées à la gendarmerie et annoncées publiquement à l’assemblée de la Polynésie française

Vetea Guilloux, salarié depuis plus de 10 ans du Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), établissement public placé sous la tutelle directe de la Présidence du Gouvernement, pensait pouvoir obtenir du Gouvernement  Temaru divers avantages matériels en échange de la révélation de faits et pratiques du GIP, dont certaines tournaient autour de l’écoute et de la surveillance de personnes et d’opposants politiques au gouvernement présidé à l’époque par Gaston Flosse. Ces informations révélées à un membre du cabinet d’Oscar Temaru, sont développées le 5 octobre directement auprès de Gilles Tefaatau, ministre de l’urbanisme et du logement dans le Gouvernement d’Oscar Temaru.

Vetea Guilloux déclare notamment qu’il surveillait étroitement Jean-Pascal Couraud pendant la période de la fin d’année 1997 peu de temps avant que celui-ci disparaisse dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997. Les motifs et les conditions de cette disparition n’avaient jamais pu être établis avec certitude, ni par la famille, ni par la justice qui avait été saisie de cette affaire dans le cadre d’une plainte déposée pour enlèvement et séquestration.

Vetea Guilloux, indiquant ne plus pouvoir vivre en paix avec lui-même, confesse finalement sa participation à l’enlèvement et au meurtre de Jean-Pascal Couraud. Il indique que celui-ci aurait été enlevé par une équipe du GIP composée de cinq personnes commandée par Tino Mara et Tutu Manate Il aurait été conduit sur un bateau au large de Tahiti et Moorea, aurait été immergé à plusieurs reprises par 15 m de fond le corps lesté de parpaings. Après des ordres reçus par téléphone, il aurait été alors noyé.

Ancien journaliste connu sous le nom de JPK alors qu’il était rédacteur en chef des Nouvelles de 1986 à 1988, Jean-Pascal Couraud était devenu progressivement la bête noire du Tahoera’a huiraatira’a et de son président Gaston Flosse, qui supportait mal les éditoriaux sans concessions et les révélations faites dans ce journal sur une utilisation discutable des fonds publics. À partir de 1991, aux côtés de Boris Léontieff, maire d’Arue, dont il était le chargé de communication,  Jean-Pascal Couraud avait participé à tous les combats politiques et poursuivait sans relâche son travail d’investigation sur toutes les affaires sensibles touchant directement le président du gouvernement. Ainsi, fin 1997, il avait déposé personnellement une plainte contre Gaston Flosse pour ingérence ; il menait simultanément une enquête avec beaucoup de prudence et de discrétion sur une affaire de trafic d’arme dans laquelle auraient été impliqués des proches du gouvernement ; il participait aussi activement à la lutte menée contre la réalisation d’un centre d’enfouissement technique de déchets ménagers sur le site de Paihoro, situé à 60 Km de Papeete.

Le 6 octobre 2004 dans l’après-midi, Philippe Couraud, le frère aîné de Jean-Pascal, est informé brièvement par téléphone de ces révélations par un collaborateur de Gilles Tefaatau qu’il rencontre le lendemain matin 7 octobre. Il lui explique alors les circonstances et les détails de ces révélations.

Philippe Couraud prend rendez-vous avec M. Bianconi, procureur de la république qu’il rencontre le jeudi 7 octobre à 15 heures. Celui-ci, visiblement déjà informé, conseille de faire une déposition auprès de la brigade de recherche de la gendarmerie  le lundi ou mardi suivant, arguant du manque de disponibilité de la gendarmerie mobilisée par les évènements politiques du moment. Rappelons qu’un débat sur le vote d’une motion de censure du gouvernement Temaru devait débuter le vendredi 8 octobre au matin à l’assemblée de la Polynésie française. Sur les conseils de James Lau, avocat, Philippe Couraud insiste sur l’urgence à agir et fait une déposition auprès de la Gendarmerie dés le jeudi 7 octobre au soir.

Le vendredi  8 octobre après-midi, constatant que rien n’avait été entrepris pour interpeller Vetea Guilloux, Philippe Couraud indique au procureur de la république qu’il avait l’intention d’appréhender lui-même Vetea Guilloux pour le remettre à la gendarmerie si celui-ci n’était pas intercepté dans les plus brefs délais. 

Le samedi 9 octobre vers 11 heures, l’affaire est évoquée publiquement à l’assemblée territoriale par Hiro Tefarere,  lors du débat sur le vote de la motion de censure, retransmis en direct sur RFO. Il affirme qu’un journaliste disparu bien connu a été en fait assassiné, annonce la réouverture d’une enquête sur cette disparition et déclare que des personnes convoitant actuellement le pouvoir seront auditionnées prochainement. 

Ce n’est que le lundi 11 octobre que Gilles Tefaatau fait à son tour une déposition pour révéler officiellement les accusations de Vetea Guilloux. Celui-ci est recherché par la gendarmerie dés la déposition terminée en fin de matinée, mais il demeure introuvable.

Une semaine s’est écoulée depuis les premières révélations faites à Gilles Tefaatau. Vetea s’est caché et a fui le GIP, puis le GIP et les gendarmes à partir de cette annonce publique par Hiro Tefarere. Il indiquera toutefois avoir été finalement contacté par ses collègues du GIP pendant cette période qui lui demandent de régler cette histoire sans faire de vague. Sa famille l’a protégé et caché quelques jours. Il a été finalement hébergé chez une parente pendant toute la journée du mardi 12 octobre, journée durant laquelle il s’est isolé pour rédiger par écrit une nouvelle version de l’histoire, dans laquelle il ne participe plus à l’assassinat. Il révèle toutefois dans ce courrier des détails précis sur le déroulement des évènements et évoque par ailleurs sa formation à l’espionnage et la filature pendant une durée de trois semaines passées dans un camp d’entraînement situé en Corse.

 

Vetea Guilloux est jugé pour dénonciation mensongère en comparution immédiate moins de deux jours après s’être rendu à la gendarmerie

Le mardi 12 octobre 2004 vers 19 heures, Vetea  Guilloux se rend lui-même aux gendarmes Lors de son interrogatoire, il modifie effectivement les propos tenus à G. Tefaatau en affirmant ne pas avoir participé à l’assassinat, mais avoir simplement assisté à l’enlèvement de JPK ; les détails de cette version de l’enlèvement ne concordent pas avec ce que l’on sait de manière certaine sur l’emploi du temps de JPK le soir de sa disparition. Il évoque désormais simplement des confessions effectuées sous l’emprise alcoolique par d’autres membres du GIP, reprenant ses premières déclarations quant aux conditions d’assassinat de JPK par deux salariés du GIP, Tino Maras et Tutu Manate.

Après une trentaine d’heures de garde à vue et une confrontation avec ces deux personnes, Vetea G. maintient ses déclarations puis se rétracte et dit finalement avoir inventé toute l’histoire lorsqu’on lui signale l’impossibilité de son récit de l’enlèvement de JPK.

Il est deux heures trente du matin. Le procureur est prévenu. Aussitôt, il ordonne l’arrêt des auditions. L’enquête est bouclée sans même avoir informé le juge Taliercio qui avait été chargé à l’époque de l’enquête sur la disparition de JPK.

 Le jeudi 14 octobre vers 8 h 30, le procureur informe Philippe Couraud des rétractations et du jugement immédiat de Vetea Guilloux l’après-midi même. Il lui conseille d’assister à cette audience en présence de sa mère. Personne de la famille ne sera présent afin de ne pas cautionner une procédure judiciaire male conduite dispensée après une enquête trop rapide. Néanmoins, l’avocat assiste à l’audience et se fait remettre l’ensemble des procès-verbaux d’audition rédigés par la Gendarmerie.

Vetea Guilloux est accusé de dénonciation mensongère et calomnieuse. L’audience se tient dans une ambiance extrêmement tendue, en présence de Tino Mara, Tutu Manate, et Rere Puputauki, chef du GIP, parties civiles, tous trois défendus par Maître François Quinquis. Le gabarit de Tino Mara et la force de son regard impressionnent fortement les journalistes et personnes présentes. Vetea est cagoulé en présence des caméras et journalistes.

Le magistrat instructeur tente de recadrer à plusieurs reprise les déclarations de Vetea sur les propos pour lesquels il est accusé de mensonges. Il intervient notamment lorsque Vetea évoque les écoutes et la surveillance rapprochée dont JPK était l’objet. Vetea  utilise l’expression déroutante : « je travaillais beaucoup sur JPK à cette période ». Selon le procureur, ceci n’a rien à voir avec le sujet.

Vetea jette des regards furtifs et apeurés vers Tino Mara, Tutu Manate et Rere Puputauki. Les réponses sont hésitantes et arrachées par les magistrats. Vetea Guilloux est condamné le jeudi 14 octobre à un an de prison dont 9 mois avec sursis. D. Kinztler, choisi comme avocat deux heures avant l’audience, déclare avant tout être satisfait de la protection dont bénéficie désormais son client. Il confie à des proches qu’il est selon lui impossible d’établir précisément en moins de deux jours les éléments de vérité ou de mensonges contenus dans le propos de Vetea Guilloux.

Le rôle de Vetea dans cette affaire reste extrêmement flou. Ses propos sur les conditions de l’enlèvement auquel il aurait assisté dans le cadre de la surveillance de JPK ne concordent pas avec les certitudes que l’on a sur l’emploi du temps de JPK le soir de sa disparition.

 

Oscar Temaru, président de la Polynésie française, affirme publiquement qu’il est persuadé que Jean-Pascal Couraud a été victime d’un assassinat

Les retombées politiques de toute cette affaire, commencées avec l’annonce publique d’Hiro Tefarere mentionnée ci-dessus, s’amplifient ce même jeudi 14 octobre lorsque, à la fin d’une réunion publique tenue dans la commune de Faaa, le Président Oscar Temaru fait la lecture de la lettre écrite par Vetea Guilloux avant de se rendre aux gendarmes dans laquelle il raconte les conditions de la torture infligés à JPK avant son décès. Vetea demande aussi pardon à la famille de JPK pour ne pas avoir parlé plu tôt.

Oscar Temaru s’exprime donc quelques heures seulement après la condamnation de Vetea Guilloux à trois mois de prison pour mensonges. L’émotion dans l’assistance est intense. Oscar Temaru dit sa honte que de tels faits aient pu se produire en Polynésie. Il appelle l’assistance à la prière. La nouvelle et les détails de l’assassinat sont malheureusement repris par la presse écrite et les radios dés le lendemain. La photocopie des passages les plus durs de la lettre manuscrite est publiée dans les Nouvelles du 15 octobre avec le compte-rendu de l’audience de la veille.

Inquiet par la tournure prise par toute cette affaire, Philippe Couraud rencontre le Président Oscar Temaru le vendredi 15 octobre à 18 heures. Ce dernier lui explique de quelle manière, cette lettre écrite par Vetea Guilloux avant son interpellation par les Gendarmes, lui a été remise par la femme de Vetea le jeudi après-midi 14 octobre, seule et en pleurs, revenue le trouver après la rencontre qu’il avait eu une heure auparavant avec elle et tous les autres membres de la famille.

Oscar Temaru, qui a été convaincu de la véracité de l’assassinat suite à cette rencontre avec la famille, visage grave et marqué, dit à nouveau solennellement à Philippe Couraud, sa honte face à de tels faits commis ici en Polynésie française. Il lui explique comment il a observé assez troublé mais prudent, l’apparition de cette affaire dans le débat politique avec les accusations de Hiro Tefarere et l’information des confidences faites à Gilles Tefaatau. Bouleversé par les propos de la famille de Vetea Guilloux, il remet immédiatement  copie de la lettre à un colonel de gendarmerie qu’il a fait appeler et l’informe qu’il fera une lecture publique de cette lettre lors du meeting prévu le soir même à Faaa.

Philippe Couraud indique qu’il est vraiment dans le brouillard vis-à-vis de toute cette histoire, et dit notamment ne pas savoir le degré de confiance pouvant être accordé aux propos de Vetea Guilloux. Mais surtout, il lui fait part du souhait de toute la famille que, au cas où une nouvelle prise de parole publique devrait avoir lieu sur le sujet, soit mis en avant à cette occasion la personnalité et le combat de JPK, sans revenir sur les détails choquants mentionnés la veille. Il lui parle des deux fils de JPK, notamment de Teiva, son fils aîné de 17 ans, qui est tenu informé. Oscar Temaru assure comprendre parfaitement cette demande. Ils discutent tous deux quelques minutes de JPK qu’Oscar Temaru connaissait bien et avec qui il avait discuté un long moment la veille de sa disparition le 15 décembre 1997. Son visage s’illumine d’un profond sourire à l’évocation de cette rencontre avec JPK.

Le lendemain samedi 16 octobre a lieu une marche pacifique pour réclamer la dissolution de l’assemblée et revenir aux urnes afin que la population s’exprime à nouveau. La marche qui réunit 20 mille personnes est un immense succès.

Les journaux publient le même jour deux communiqués du Gouvernement, l’un sollicitant l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les pratiques d’espionnage et de surveillance du GIP, révélés aux gendarmes lors de la garde-à-vue de Vetea Guilloux, l’autre rendant hommage à JPK et s’associant à la douleur de la famille.

 

L’affaire commence à être relatée par les media et l’opinion publique retient, sans jamais avoir disposé d’aucune preuve, que JPK a été assassiné par des salariés du GIP

Le vendredi 22 octobre au matin, Gaston Flosse se fait réélire par les 29 conseillers territoriaux dévoués à sa cause. Dans son discours d’investiture prononcé devant un parterre de journalistes locaux et nationaux, il parle de Jean-Pascal Couraud, dénonce les accusations d’assassinat dont il est l’objet et jure n’avoir jamais commis de tels actes.

Didier Hassoux de Libération et de Claude Askolovitch du Nouvel Observateur, journalistes venus en Polynésie française pour rendre compte de la situation politique et du renversement du Gouvernement Temaru, sont bien sûr très intrigués par cette rumeur d’assassinat d’un journaliste opposé à Gaston Flosse. Ils rencontrent longuement Philippe Couraud le samedi 23 octobre. Frédéric Pages du Canard enchaîné, qui connaissait bien Jean-Pascal, s’informe également, et fait paraître un article dans le Canard enchaîné du mercredi 27 octobre dénonçant le simulacre de justice opéré par le procureur Bianconi dans cette affaire. Le jeudi 28 octobre, le Nouvel Observateur, en marge d’un article de fond sur la situation en Polynésie, évoque également l’affaire d’un journaliste disparu et conclue sur le doute énorme qui subsiste en Polynésie française. Toere, journal local proche du Tavini publie le même jour une double page sur JPK. C’est à la fois un hommage et une information sur l’affaire en cours.

Ainsi, la population polynésienne prend en quelques jours connaissance de l’ensemble du dossier. Mais l’opinion qui prévaut est que Jean-Pascal a bien été assassiné par le GIP malgré l’absence de vérité clairement établie. La famille de JPK est dès lors abordée spontanément par diverses personnes qui apportent leur soutien et disent leur émotion. En cette période de Toussaint et de célébration des êtres disparus, de nombreuses prières seront prononcées pour Jean-pascal, ce qui apporte un réconfort certain pour la famille.

 

La demande de réouverture de l’enquête pour faits nouveaux et le jugement en appel de Vetea Guilloux

La famille de Jean-pascal, souhaite bien sûr que l’enquête sur les conditions de sa disparition soit rouverte car les déclarations de Vetea Guilloux laissent désormais un doute terrible. La famille ne peut en aucun cas se satisfaire de l’issue proposée par le procureur consistant à fermer ce dossier avec une condamnation de Vetea Guilloux pour mensonges.

Par ailleurs, Vetea Guilloux a fait appel de sa condamnation. En prison, il dit à ses proches que sa rétractation devant les gendarmes était essentiellement causée par sa fatigue et maintient de nouveau toutes les déclarations faites aux gendarmes.

Philippe Couraud rencontre le juge Taliercio qui avait été chargé de l’enquête sur la disparition de JPK qui lui confirme avoir clos l’instruction en juin 2002, sans avoir prononcé d’ordonnance de non-lieu. L’enquête pourrait être rouverte dès lors que l’existence de faits nouveaux clairement établis pourrait le justifier, ce qui semble à l’évidence être le cas. Cette réouverture suppose que le procureur soit saisi, puisqu’il n’a pas lui-même jugé bon de rouvrir  cette enquête. Une première demande en ce sens est envoyée au procureur le 3 novembre 2004 par l’avocat de la famille Couraud.

L’association Reporter sans frontière, alertée par les articles parus dans la presse nationale, indique dans un communiqué publié le même jour qu’elle soutient la famille et qu’elle a envoyé également une lettre de demande de réouverture de l’enquête au procureur de la république.

Le jeudi 4 novembre se tient l’audience d’appel de Vetea Guilloux. Tous les intéressés remarquent à nouveau l’extrême rapidité de la procédure. Philippe Couraud est cité comme témoin. Olivier, l’autre frère de Jean-pascal, et sa mère, âgée de 77 ans, toujours en pleine forme, assistent à l’audience. La salle d’audience est pleine de monde, sympathisants, curieux, militants politiques. Oscar Temaru et Tony Geros, respectivement président de la Polynésie française et président de l’assemblée, sont présents.

Bien que déstabilisé par le président du tribunal, Vetea Guilloux maintient ses déclarations. On lui signale les incohérences contenues dans sa version de l’enlèvement. Le dossier sur la disparition de JPK a été communiqué aux parties mais n’a pas officiellement été joint à l’affaire. Les avocats des parties civiles insistent sur l’hypothèse du suicide mais évoquent également les incertitudes qui subsistent sur le déroulement de dernière soirée que JPK a passé à son domicile. Ils mentionnent notamment les doutes qui subsistent sur le rôle précis de certaines personnes de son entourage.

Maître Stanley Cross, avocat de Vetea Guilloux, dénonce d’abord l’attitude du parquet en l’accusant d’arrière-pensées politiques. Il souligne les incohérences existant dans toute la procédure et indique qu’au minimum un supplément d’instruction aurait dû être demandé par le parquet. Il affirme à juste titre que le dossier relatif à la disparition de JPK aurait dû être officiellement joint au dossier de Vetea Guilloux, et demande la relaxe de son client.

Le jugement sera mis en délibéré pour le 18 novembre 2004.

 

Création d’un comité de soutien pour la réouverture de l’enquête sur la disparition de Jean-Pascal Couraud

La demande de réouverture de l’enquête auprès du procureur de la république n’ayant pas encore abouti, un jugement d’appel qui confirmerait la condamnation de Vetea Guilloux pour mensonge et calomnie rendrait encore plus difficile une décision de réouverture.

Bien que le simple bon sens lié à l’exigence de vérité semble imposer la réouverture de l’instruction, la famille de Jean-Pascal et ses proches amis craignent finalement ne pas y parvenir.

La création d’un comité de soutien déjà évoqué par certain au tout début de l’affaire pourrait effectivement être d’une utilité certaine pour parvenir à cette réouverture. Le comité est donc officiellement créé le vendredi 12 octobre 2004, un site Internet servant d’appui à la démarche.